Brevet III : devenir instructeur théorique en auto-école
Le Brevet III permet d'enseigner exclusivement la théorie en auto-école : code de la route, sécurité routière, connaissance du véhicule. Contrairement au Brevet II, il ne nécessite pas de donner de cours de conduite pratique — un atout pour celles et ceux qui veulent transmettre sans forcément être derrière le volant avec un élève.
Conditions d'accès
- Ne plus être soumis à l'obligation scolaire
- Être titulaire du permis de conduire B depuis au moins 3 ans
- Être titulaire du CESS, ou justifier d'au moins 6 ans d'expérience professionnelle comme instructeur d'école de conduite
- Présenter un extrait de casier judiciaire vierge
Le permis B depuis trois ans est exigé pour le Brevet III comme pour le Brevet II : c'est une condition générale d'accès aux fonctions en école de conduite agréée. En revanche, le Brevet III n'impose pas l'examen médical du transport rémunéré, qui ne concerne que les personnes chargées de l'enseignement pratique.
Les 3 étapes du Brevet III
- 01Les examens écrit et oral — La matière porte sur la connaissance théorique de la sécurité routière — code de la route et lois coordonnées. C'est l'unique matière évaluée, et elle est donc abordée plus en profondeur que pour le Brevet II.
- 02Le stage pratique de 76 heures — Après réussite des examens, un stage de 76 heures est à effectuer en auto-école agréée — contre 300 heures pour le Brevet II. Cette durée peut être réduite si vous avez suivi une formation préalable ou si vous détenez déjà un brevet.
- 03La leçon modèle — Un cours théorique donné devant un jury, pour démontrer votre capacité pédagogique.
Bon à savoir : les examens du Brevet III sont organisés par le SPW Mobilité et Infrastructures, comme pour le Brevet II. Les candidats francophones de Bruxelles s'inscrivent également via cet organisme.
Pas de mécanique à l'examen
C'est la différence la plus concrète avec le Brevet II, et elle allège sérieusement la préparation : l'examen du Brevet III ne comporte aucune épreuve de mécanique, de technique ou d'électricité automobile. Cette matière ne concerne que les brevets d'enseignement pratique.
L'épreuve écrite et orale du Brevet III porte sur une seule matière : la connaissance théorique de la sécurité routière. Toute votre révision peut donc s'y concentrer, là où un candidat au Brevet II doit répartir son temps entre deux matières.
À ne pas confondre : une fois breveté, vous aborderez la connaissance du véhicule dans vos cours théoriques, puisqu'elle fait partie du programme enseigné aux élèves conducteurs. Mais ce n'est pas une matière d'examen pour vous — la mécanique n'est évaluée que chez les candidats aux brevets d'enseignement pratique.
Dispense possible
Si vous êtes déjà titulaire du Brevet III et que vous souhaitez obtenir le Brevet II (ou IV, ou V), vous êtes dispensé de repasser la matière « sécurité routière » à l'examen. C'est donc souvent stratégique de commencer par le Brevet III si vous comptez, à terme, cumuler plusieurs brevets.
Brevet II ou Brevet III : lequel choisir ?
Le choix dépend de ce que vous voulez enseigner : la conduite pratique au volant (Brevet II) ou uniquement la théorie en salle de cours (Brevet III). Rien n'empêche de préparer les deux, et beaucoup d'instructeurs finissent par cumuler les deux brevets pour élargir leurs débouchés au sein d'une auto-école.
Comment se préparer efficacement
La matière du Brevet III demande une maîtrise fine et détaillée du code de la route et de la sécurité routière. BrevetUp propose un parcours d'entraînement dédié, avec des questions basées sur les thématiques réellement testées à l'examen.
Sources officielles
Les conditions d'accès et le déroulé de l'examen proviennent des documents officiels du Service public de Wallonie. La réglementation évolue : en cas de doute, ce sont eux qui font foi.